6 mentions de cosmétiques décryptées

Noms d'ingrédients incompréhensibles, mentions floues, arguments marketing à la pelle… Il est souvent bien difficile de comprendre les étiquettes des produits de beauté que nous utilisons chaque jour. Et de savoir si nous pouvons leur faire confiance ! La règlementation cosmétique impose une obligation principale : garantir que le produit mis sur le marché ne comporte pas de risque pour la santé humaine.

En outre, depuis le 1er juillet 2019, les allégations publicitaires des produits cosmétiques doivent respecter le règlement (UE) n° 655/2013 établissant les critères communs auxquels les allégations relatives aux produits cosmétiques doivent répondre pour pouvoir être utilisées. Ses dispositions ont été reprises dans les recommandations de l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité.

Pour vous aider à y voir plus clair, voici les 6 principales informations à connaître avant d'acheter. Ouvrez l'œil et choisissez vos cosmétiques en toute connaissance de cause.

Hypoallergénique, le risque zéro n'existe pas

La mention « hypoallergénique » apposée sur l'étiquette signifie simplement que les allergènes les plus courants ne sont pas présents dans la composition du produit. Parmi eux, on retrouve :

  • les acrylates (vernis à ongles) ;
  • les parabènes ;
  • le bronopol (conservateur) ;
  • le sulfate de nickel ;
  • la benzophénone-3…

Mais cela ne veut pas dire que tout risque d'allergie est écarté si vous utilisez un produit de beauté hypoallergénique. En effet, chaque personne peut être allergique à un composant particulier, même anodin en apparence, comme l'huile d'amande douce, par exemple.

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Testé en laboratoire, obligatoire de toute façon

Avant commercialisation, tout produit cosmétique doit être soumis à une batterie de tests afin de vérifier qu'il ne comporte aucun risque pour la santé. La mention « testé en laboratoire » n'apporte donc aucune information supplémentaire. De plus, la plupart du temps, ces tests sont réalisés par des laboratoires externes aux marques.

Très souvent, cette mention s'accompagne de petites phrases comme : « 9 utilisatrices sur 10 constatent une réduction de leurs rides ». Or, ces résultats sont souvent biaisés, et donc loin d'être fiables, car :

  • les tests sont rémunérés : les testeurs sont donc plus enclins à approuver le produit ;
  • il est impossible d’être à côté de chaque testeur pour surveiller son degré d’observance du protocole (dosage, nombre d'applications…) ou son honnêteté.

Non comédogène : une mention très floue

La mention « non comédogène » ne garantit pas que le produit combat les boutons mais assure que, en théorie, il n'obstrue pas les pores et donc ne provoque pas l'apparition de boutons ou de points noirs. C'est un minimum pour un produit de beauté !

Le problème est que cette mention n'est pas réglementée : elle ne repose sur aucun critère précis. Elle ne signifie pas que le produit ne contient pas de substances comédogènes mais qu'il l'a testé sur un certain nombre de personnes et que, chez elles, cela n'a pas provoqué l'apparition de boutons.

Les ingrédients les plus comédogènes sont :

  • les gommes ;
  • les résines ;
  • les cires (minérales, animales ou végétales) ;
  • les huiles minérales ;
  • certaines huiles végétales (notamment l'huile de germe de blé).

Sachez également que les produits qui ne portent pas cette mention ne sont pas forcément comédogènes !

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Botox-like, un argument marketing avant tout

De nombreux fabricants de produits cosmétiques surfent sur la popularité de certains ingrédients cosmétiques pour vendre leurs produits. À l'image de la mention « Botox-like » qui s'appuie sur l'efficacité de la fameuse toxine botulique, un relaxant musculaire qui décontracte les rides afin de les réduire.

Cela ne signifie pas du tout que le produit en question contient du Botox mais simplement qu'un ingrédient présent dans la composition agit un peu à la manière du Botox.

  • un ester de dipeptide tyrosine-arginine ;
  • un lipoaminoacide associant les acides aminés de la protéine de blé et l’acide palmitique ;
  • un extrait d’Acmella oleracea ;
  • un peptide modifié ;
  • des mélanges divers à base de gluconate de manganèse, de rétinyl palmitate et d’hydroxypalmitoyl sphinganine ou de gluconate de magnésium, d’un hexapeptide et d’extraits d’algues et de levure ou d’un hexapeptide-3, d’hydrolysat de protéines de soja, d’extrait de levure, de tocophérol et de hyaluronate de Crithmum maritima.

D'autres principes actifs antirides font concurrence aux peptides :

  • le rétinol ;
  • l’acide hyalorunique ;
  • les céramides ;
  • la coenzyme 10 ;
  • les anti-oxydants.
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Origine naturelle : oui mais pas seulement

Ce terme « origine naturelle » ne dispose d'aucune définition réglementaire. Il peut être apposé sur tous les cosmétiques contenant un ingrédient naturel, même en toute petite quantité. Le reste peut être d'origine chimique, cela ne change rien.

Pour éviter les pièges, il est toujours bon de consulter la liste des ingrédients. Pour bien la décrypter, voici quelques conseils.

  • Les ingrédients sont indiqués par ordre décroissant de leur importance en termes de volume ou de poids. Si le terme « aqua » est mentionné en premier, cela signifie que l'eau est l'ingrédient majoritaire.
  • Concentrez-vous sur les 4 ou 5 premiers ingrédients : ce sont eux qui constituent la quasi-totalité du produit.

Les cosmétiques naturels sont faits à partir d'ingrédients naturels, c'est-à-dire provenant de la nature :

  • végétal ;
  • minéral.

Non testé sur les animaux : pas si sûr !

La mention « non testé sur les animaux » signifie que le fabricant n'a pas eu recours à des tests sur les animaux pour vérifier la tolérance ou la sécurité du produit avant sa mise sur le marché. Cette démarche est une obligation légale en France. Cependant, cela ne veut pas dire que les ingrédients, eux, n'aient pas été testés ! Ou que le produit ne contienne pas de dérivés de produits animaux.

Il existe des labels qui garantissent le respect de l'animal d'un bout à l'autre de la chaîne de fabrication.

  • Le label Cruelty Free de PETA certifie les marques dans leur totalité (et non les produits cosmétiques au coup par coup). Il garantit qu'aucun test n'a été effectué sur les animaux, que ce soit au niveau des ingrédients, de la formulation ou du produit fini, en France et à l'étranger. Il certifie également l'absence de tout produit d'origine animale (y compris la cire d'abeille ou le miel).
  • Le label Cruelty Free International (Leaping Bunny) assure que la marque ne teste plus ses ingrédients et ses produits finis sur des animaux à partir d'une date précise. Mais la composition des produits n'est pas soumise à restriction.
  • Le label One Voice garantit l'absence d'expérimentation animale et d'ingrédients d'origine animale (sauf le miel et la cire d'abeille).

L’article 20 du règlement cosmétiques (CE) n° 1223/2009 du 30 novembre 2009 prévoit qu’on « ne peut signaler, sur l’emballage du produit, ou sur tout document, notice, étiquette, bande ou carte accompagnant ce produit cosmétique ou s’y référant, l’absence d’expérimentations réalisées sur des animaux que si le fabricant et ses fournisseurs n’ont pas effectué ou commandité de telles expérimentations pour le produit cosmétique fini, son prototype ou les ingrédients le composant, et n’ont utilisé aucun ingrédient ayant été testé par d’autres sur des animaux en vue du développement de nouveaux produits cosmétiques ».

Ooreka vous en dit plus

Choisir ses produits cosmétiques n'est pas une mince affaire. On en utilise tous les jours et pourtant, on ignore souvent leur composition. Ooreka vous aide à faire les bons choix en vous livrant de nombreux conseils.

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