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En 2012 est né le mouvement « slow cosmétique » emmené par Julien Kailbeck. Slow cosmétique comme consommer moins et mieux. En d'autres termes, ne plus utiliser de dérivés pétrochimiques dans son arsenal beauté quotidien et arrêter de trop attendre des cosmétiques.

Notre astuce fait le tour de la question.

Principes de la slow cosmétique

L'important pour une belle peau, c'est l'hydratation et l'apport des éléments nutritifs adéquats pour la peau. Aujourd'hui, il existe quantité de produits cosmétiques, des plus simples aux plus complexes, mais beaucoup d'entre-eux multiplient dérivés pétrochimiques et produits synthétiques dans leur composition et conduisent plus à étouffer la peau qu'à révéler son éclat.

Julien Kailbeck a fondé le mouvement Slow Cosmétique en 2012. Ce mouvement de fond est incarné par l'Association Internationale sans but lucratif de Slow Cosmétique (AISBL). C'est également une marque déposée. L'AISBL n'a de cesse de dénoncer les abus et les incohérences de la cosmétique conventionnelle et d'engager à aller vers une cosmétique plus douce.

La charte Slow Cosmétique a été établie dans une démarche écologique et éthique, selon une volonté commune de promouvoir un mode de consommation naturel, sain et raisonnable. Elle met en avant différents principes :

  • Une cosmétique intelligente : pour répondre aux besoins réels de la peau via un nettoyage, une hydratation et une protection avec des produits et des gestes sensés. En évitant des ingrédients inertes, inutilement transformés.
  • Une cosmétique raisonnable : en limitant le nombre de produits et de gestes nécessaires au maintien de la bonne santé de la peau.
  • Une cosmétique écologique : pour qu'elle soit formulée et pratiquée dans le respect de l'environnement, avec des ingrédients naturels et bios, en minimisant l'impact écologique.
  • Une cosmétique humaine : pour cultiver un plaisir simple. Avec des prix de vente raisonnables et équitables.

Que privilégier dans la slow cosmétique ?

Il existe une mention "Slow Cosmétique" qui met en avant les marques ou enseignes cosmétiques répondant pleinement aux différents principes de slow cosmétique. Cette mention est indépendante des labels bios existants. Elle n'a pas vocation à les remplacer mais plutôt à être un moyen supplémentaire pour guider les consommateurs.

Entrer dans le mouvement Slow Cosmétique, c'est :

  • parler autour de soi, relayer les informations que défend la slow cosmétique ;
  • prendre son temps, notamment pour comprendre ce dont la peau a besoin ;
  • utiliser peu de produits et de gestes ;
  • utiliser des produits et des gestes naturels et/ou bios.

Parmi les ingrédients répondant aux principes de la Slow Cosmétique, on retrouve :

  • les eaux, jus et hydrolats,
  • les beurres ou huiles végétales,
  • les actifs naturels, extraits végétaux, huiles essentielles,
  • les colorants, conservateurs et fragrances naturels ou « nature-like ».

Pour cela, on peut faire confiance aux labels bios notamment, ou fabriquer soi-même ses propres cosmétiques.

Ce qu'il faut éviter dans la slow cosmétique

Pour éviter les produits contenant matières polluantes ou de synthèse, il y a quelques astuces :

  • Observer les cinq premiers ingrédients de la liste INCI (International Nomenclature of Cosmetics Ingredients) qui figure presque toujours sur le produit. L'ensemble des 5 premiers ingrédients représente environ 70 % de la composition des cosmétiques donc si on y retrouve dérivés synthétiques ou pétrochimiques, autant passer son chemin.
  • Savoir démasquer les « greenwashers », c'est-à-dire les fabricants qui utilisent le marketing pour promouvoir des produits peu naturels : attention donc aux emballages plein de promesses qu'on ne retrouvent pas dans la liste INCI, au pourcentage des ingrédients bios ou naturels, aux formules « sans » et « avec ». 
  • Savoir privilégier les formulations simples mais intelligentes avec des conservateurs tolérables et des actifs naturels.

On peut aussi citer quelques types d'ingrédients qui peuvent être problématiques et qu'on aura intérêt à chercher dans la composition des produits :

  • les huiles minérales : dérivées de la pétrochimie, de schistes
  • les alcool gras et solvants : souvent irritants et polluants pour l'environnement
  • les silicones : qui mettent des centaines d'années à se dégrader dans l'environnement
  • les polymères : issus d'une chimie lourde et polluante utilisant des gaz toxiques
  • les sels d'aluminium : suspectés d'avoir un impact sur le système nerveux à long terme
  • les conservateurs suspectés d'être cancérigènes : parabens, EDTA, certains alcools, les libérateurs de formaldéhyde.

La beauté est devenue un modèle de sur-consommation, pourtant il ne sert à rien d'utiliser 50 produits différents pour prendre soin de sa peau. Il est intéressant qu'un mouvement tel que la Slow Cosmétique nous invite à être plus curieux et plus critiques (positivement ou négativement) sur les produits qu'on utilise.

Il est également intéressant de se demander quel bien on se fait et quelles actions on peut mettre en place, à moindre coût, tout en préservant notre environnement : la Slow Cosmétique nous guide dans cette voie.

Afin d'approfondir le sujet de la cosmétique saine et naturelle :

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