Effets des nanoparticules cosmétiques sur la santé

Sommaire

Les nanoparticules sont aujourd’hui présentes dans nombre de nos produits cosmétiques. Vu que les chercheurs ne sont pas particulièrement certains de leurs effets à long terme, leur usage est contesté.

Vous êtes inquiets à propos des produits que vous utilisez ? Notre astuce va vous permettre d'y voir plus clair.

Nanoparticules cosmétiques : où les trouver ?

Indications générales

Une nanoparticule ou particule ultra-fine est un nano-objet dont le diamètre est inférieur à 100 manomètres :

  • Elle est le résultat d’un assemblage d’atomes dont au moins une des dimensions se situe à l’échelle nanométrique.
  • Les nanoparticules sont présentes dans les cosmétiques et plus particulièrement dans nos produits solaires.

Depuis 2013, la Réglementation européenne oblige les fabricants à mentionner leur présence dans les ingrédients desdits cosmétiques selon la règle suivante : "Nom de l’ingrédient [nano]".

Nanoparticules et produits de maquillage

On peut également les retrouver dans :

  • les fonds de teint,
  • les fards à paupières,
  • les rouges à lèvres.

Les nanoparticules sont ainsi utilisées dans les produits de maquillage comme :

  • Les produits à effets dits « nacrés » ou « lumière » : ces effets reposent sur les propriétés optiques des nanoparticules.
  • Les fonds de teint dits « lissants » qui contiennent des combinaisons de nanoparticules de dioxydes de silicum ou encore de zinc.
  • Les dentifrices peuvent également contenir des nanoparticules de fluorure de calcium.
  • Les rouges à lèvres dits « longue tenue » contiennent, la plupart du temps, des nano-oxydes de fer.

Effets et dangers

Les dangers qu’elles représentent pour notre organisme sont variés :

  • Les nanoparticules de dioxydes de silicium et de zinc retiennent les enzymes qui sont alors à l’origine de la rugosité et de la sécheresse de la peau.
  • Les nanoparticules peuvent également affecter l’activité d’une protéine éliminant les substances toxiques dans les organes vitaux.
  • D’une manière générale, leur très petite taille leur permet de passer à travers les barrières physiologiques telles que la peau ou encore les poumons. On peut alors en retrouver la trace dans le sang ou encore les urines.
  • Les nanoparticules de titane (via le colorant E171) peuvent altérer la barrière hématoencéphalique, une barrière physiologique essentielle à la protection du cerveau. Mais elles peuvent également passer la barrière intestinale et se retrouver dans différents organes, comme le foie, le cœur, les poumons. Or, le dioxyde de titane est classé par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) comme cancérogène possible. D'ailleurs, après avis de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) et dans le cadre de la loi dite ÉGalim, les ministres de la Transition écologique et solidaire et de l'Économie et des Finances ont décidé, par précaution, d'interdire, pour un an, la mise sur le marché des denrées alimentaires contenant cet additif à partir du 1er janvier 2020.

Enfin, les nanoparticules se sont révélées toxiques pour l’écosystème aquatique : certaines études ont ainsi démontré que les nanoparticules présentes dans les eaux traitées des stations d’épuration seraient capables d’éliminer des micro-organismes fondamentaux participant au traitement de l’eau.

Comment éviter les nanoparticules dans les cosmétiques ?

Le meilleur moyen est de se tourner vers les cosmétiques labellisés biologiques qui en ont exclu l’usage depuis 2008.

On peut également prêter une plus grande attention aux listes d'ingrédients des produits cosmétiques disponibles sur le marché, avant l'achat.

Pour mieux comprendre ce qui se passe dans vos cosmétiques :